mercredi 31 décembre 2014

Fangirl, Rainbow Rowell... et la magie fut !


Dans la vie de Cath Avery, il y a deux choses : sa sœur jumelle, Wren, et la série Simon Snow. Ou plutôt trois, car son autre passion, c'est la fanfiction, et elle en écrit des tonnes sur sa série préférée. Mais alors qu'elle s'apprête à faire sa première rentrée à la fac, la relative sûreté du quotidien de Cath s'effondre quand Wren lui annonce qu'elle ne souhaite pas partager sa chambre avec sa sœur sur le campus. Pour Cath, qui n'a rien vécu sans sa jumelle jusqu'ici, c'est un choc. Seule et désemparée dans l'univers inconnu de l'université, obligée de partager sa chambre avec une coloc revêche et son petit ami omniprésent, Cath ne se sent pas à sa place. Mais alors, du tout.


Bon, je vous préviens, après avoir lu Fangirl, je n'ai pas envie de taper une chronique sagement rationnelle. À vrai dire, je pense même en être incapable, car ce roman, je l'ai dévoré avec mes tripes et j'ai juste envie de faire un gros hug à Rainbow Rowell et de lui dire « Merci ». Du fond du cœur. Bref, vous voyez où je veux en venir, alors cette chronique a de grandes chances d'être un beau n'importe quoi, mais ce sera surtout une gigantesque déclaration d'amour, enfiévrée et larmoyante. Voilà.

Rah, j'ai tellement de choses à exprimer à propos de ce bouquin que je ne sais même pas par où commencer. Que l'auteure a pour prénom « arc-en-ciel » ? Ça peut sonner terriblement ridicule mais elle ne pourrait pas porter un meilleur prénom, car son roman m'a littéralement éblouie de sa lumière, comme l'un des sourires de Lévi… Pourtant, la plume de Rainbow Rowell nous raconte une histoire étonnement normale, celle d'une jeune fille totalement nerd accro à une série de bouquins qui quitte le cocon familial pour s'aventurer dans la jungle hostile de la fac. Je vous l'accorde, d'un point de vue purement diégétique, ce roman n'a peut-être rien de sensationnel, mais il m'a fait vibrer comme aucun livre n'a su le faire depuis bien longtemps. Et la raison tient un mot : Cath.


Rétrospectivement, je me rends compte que cela faisait des années que je ne m'étais pas autant identifiée à une héroïne de roman. Cath, c'est un peu moi. Ou je suis un peu Cath. Au départ, je me suis dit : « Mais c'est quoi cette nana totalement névrosée et fêlée du bulbe ? » Car Cath a de réels problèmes, entre son lien symbiotique avec Wren, son absence de rapports avec sa mère, et sa tendance à l'ermitage maladif. Et puis, j'ai réalisé que j'étais un peu timbrée comme elle. Je me suis tellement retrouvée dans ce personnage mal à l'aise en société, timide au possible et sans aucune confiance en soi, jusque dans sa manie de ponctuer ses phrases de « juste ». Mais là où nos cœurs se sont vraiment rencontrés, c'est dans son obsession envers Simon Snow, une série littéraire qui n'est autre qu'un Harry Potter déguisé.
Dès lors, comment ne pas entrer en empathie avec cette jeune fille dont les murs sont tapissés de posters et qui assouvit son amour grâce à la fanfiction ? Si je n'ai jamais eu le cran d'écrire une vraie fanfic, j'en lisais avec ferveur étant ado, et je me suis initiée au RPG sous forme écrite sur un forum Harry Potter, et c'est bien ça qui m'a donné le goût de la plume. J'ai donc adoré découvrir l'univers de Cath autour de Simon Snow, ses fanfics sous le pseudo de Magicath, dont on retrouve des extraits tout au long de l'ouvrage, en parallèle de véritables passages des tomes de Simon Snow, qui nous donnent l'impression que l'univers est réel, complet. Si bien qu'à la fin, je brûlais de lire cette série qui n'existe pas (encore ?).


Il y a Cath, donc, et Simon Snow. Mais il y a aussi Lévi. Lévi et son sourire... Aaaah, Lévi ! Je craque rarement pour des personnages de fiction, mais là... Je fonds littéralement. Ce mec est parfait, point. Enfin, justement, il n'est pas parfait mais il est juste tellement mignon et adorable que c'est tout comme. Qu'on se le dise, Cath a de sérieux problèmes relationnels et affectifs, surtout quand il s'agit de relations garçon-fille mais le lien qui les rapproche peu à peu est si touchant que j'en ai eu tantôt le cœur gonflé d'espoir, tantôt brisé. Il n'empêche, cette scène absolument fabuleuse où Cath fait la lecture à Lévi avant son examen restera à mes yeux l'une des plus belles scènes que j'aie jamais lues et j'ai cru que j'allais crever de tendresse.
Et puis, il y a tant d'autres personnages pour lesquels je me suis prise d'affection ! Wren, la jumelle en quête d'indépendance mais qui s'égare peu à peu ; Arthur, leur père, un peu dingue mais aux répliques tordantes ; Reagan, la coloc revêche qui m'a fait hurler de rire... Des personnalités si différentes et pourtant, si émouvantes. C'est ça, la force de Rainbow Rowell. Ses personnages sont vrais, authentiques, réels, comme vous et moi. Et on y croit.

Avant d'écrire une chronique digne de la longueur de Carry On*, je vais calmer là mes ardeurs et vous résumer le tout en une seule phrase : ce bouquin est génial, OK ? Il y a de l'amour, de la famille, de l'amitié, mais aussi de l'humour. Ce n'est pas un livre drôle par essence, mais qu'est-ce que j'ai ri au détour de certaines répliques ! Mais surtout, cela faisait bien longtemps que je n'avais pas été aussi dépendante d'un livre. J'ai eu l'impression de retomber en adolescence, et de ressentir l'effervescence d'un nouveau Harry Potter. J'ai retrouvé tellement de moi-même à travers la plume de Rainbow Rowell que ce pavé est désormais un petit bout de moi. S'il me laisse un grand vide après l'avoir achevé, j'en garde avant tout la lumière et la chaleur d'un magnifique arc-en-ciel dans mon cœur de lectrice.
Merci, Rainbow.

Fangirl, Rainbow Rowell.
Milady, 2014, 512 pages.

*Le titre de la fanfiction écrite par Cath dans le roman.

dimanche 28 décembre 2014

Cœur Cerise, Cathy Cassidy met la cerise sur le gâteau


Cherry Costello n'est pas vraiment une jeune fille populaire. Discrète et peu sûre d'elle, elle préfère s'inventer des histoires pour édulcorer la triste réalité de son quotidien, elle qui n'a aucun ami et vit avec son père, Paddy, dans leur appartement miteux de Glasgow. Alors, quand son père tombe amoureux et décide d'emménager chez Charlotte, sa nouvelle compagne, avec l'idée folle d'ouvrir une fabrique de chocolat, c'est un nouveau départ pour Cherry qui n'a qu'un rêve : faire partie d'une vraie famille. Sauf que Charlotte a quatre filles. Pour Cherry, qui n'a jamais su s'intégrer, cette nouvelle situation s'annonce périlleuse, d'autant plus qu'elle craque pour le petit copain de l'aînée des sœurs…


C'est simple, Les Filles au chocolat ont fait leur petit bonhomme de chemin et ont peu à peu envahi la blogosphère et le cœur des lectrices jusqu'à devenir un véritable phénomène. Si la couverture alléchante mais un poil trop rose de ce premier tome me rendait légèrement frileuse jusqu'ici, j'ai décidé de me mettre aux cupcakes en apprenant la venue de la charmante Cathy Cassidy au 30e Salon jeunesse de Montreuil. Une occasion en or de céder à la gourmandise ! Qu'on se le dise tout de suite, il n'y a pas eu l'étincelle que j'attendais, plus particulièrement après avoir lu des chroniques extrêmement enthousiastes sur ce premier tome. Il n'empêche que je l'ai beaucoup apprécié et que j'ai passé un moment très agréable aux côtés de ces filles au chocolat.

En effet, la plume de Cathy Cassidy, simple, fraîche et directe, se laisse lire sans efforts et va droit au but. Toutefois, je m'attendais à me mettre bien davantage dans les baskets de l'héroïne de ce premier tome. Malheureusement, j'ai eu du mal à m'y accrocher car son absence totale d'assurance et son penchant pour la mythomanie m'ont davantage agacée qu'attendrie. Si j'ai été touchée par son mal-être au début de l'histoire, j'ai été bigrement frustrée de voir qu'elle faisait toujours les mêmes erreurs à la fin, alors que tout lui souriait. J'ai donc eu peu d'atomes crochus avec Cherry, mais je me suis prise d'affection pour la famille Tanberry, à commencer par ses nouvelles demi-sœurs, Skye, Summer et Coco, mais aussi leur mère, Charlotte, toutes charmantes et intéressantes par leurs traits de caractères très différents et attachants. Je suis donc très curieuse à l'idée de faire davantage connaissance avec les sœurs Tanberry dans les tomes suivants, puisque chaque tome se focalise sur l'une des sœurs, chaque récit promet d'être une belle surprise et aiguise sacrément mon appétit ! Je dois même vous avouer que je suis très intriguée à l'idée de me glisser dans les souliers de Honey, la plus insupportable des quatre sœurs, et de percer sa carapace…


Car Cathy Cassidy sait nous mettre l'eau à la bouche, et s'il y a une chose que j'ai adorée, c'est bien l'univers des Filles au chocolat. En effet, le bed and breakfast où loge la famille Tanberry, nommé Tanglewood, a tout d'une maison de contes de fée, douillette et chaleureuse comme un cocon avec son jardin où pendent des banderoles colorées et des lampions et où l'on fait des feux de camp pour griller des chamallows. Dans cette maison nichée au sommet d'une falaise d'où l'on peut admirer l'océan, on se sent chez soi, et j'ai adoré découvrir chaque recoin de ce lieu si chaleureux. Tanglewood est un petit rêve en soi, mais lorsque Paddy, le père de Cherry, et Charlotte entreprennent d'y ouvrir une fabrique de chocolat, le rêve se transforme en paradis ! La gourmandise est mon vilain défaut et le chocolat est une passion dévorante pour moi. J'ai donc adoré découvrir l'univers façonné par l'auteure autour du chocolat, qu'il s'agisse des essais culinaires de Paddy ou de l'élaboration de l'atelier et la mise en place du festival, c'est un petit bout de magie à laquelle on aimerait prendre part !

Avec Cœur Cerise, Cathy Cassidy livre ainsi un premier tome doux et sucré, où s'entremêlent les histoires de famille, d'amitié et d'amour au sein d'une famille recomposée un peu bigarrée mais très attachante. Un premier tome mignon à croquer, que l'on déguste comme un petit morceau de notre enfance… Avec les yeux qui pétillent et les doigts pleins de chocolat.

Cœur Cerise (Les Filles au chocolat, T. 1), Cathy Cassidy.
Pocket Jeunesse, 2014, 247 pages.

jeudi 25 décembre 2014

Noël 2014 ❄︎ Book Tag de Noël


❄︎ Joyeux Noël, les enfants ! ❄︎

C'est le grand jour, le plus beau de l'année, le plus magique ! Je l'attends de pied ferme depuis début novembre, autant vous dire que je suis encore plus excitée que lorsque j'avais quatre ans. (Quoique, j'étais vraiment hystérique à l'époque. Mais ça n'a pas trop changé depuis. BREF.) Pour célébrer l'anniv' de Jésus, je me suis dit qu'un petit billet spécial serait fort sympathique, et vous le savez, j'adore papoter. Alors, quoi de mieux qu'un tag spécial Noël pour l'occasion ? J'ai donc décidé de reprendre le chouette Book Tag de Noël d'Ellie Livre, que j'ai découvert sur la chaîne de Croque les mots. Prêts ?

Here comes Santa Claus !

❄︎ ❄︎ ❄︎

1 ❄︎ Qu'est-ce qui annonce Noël selon toi ?

Mmmh, plein de merveilleuses petites choses, à vrai dire ! J'hésite entre les premières décorations de Noël dans les magasins, l'installation des lumières dans les villes, l'apparition des premiers sapins chez les fleuristes et les boissons spéciales chez Starbucks ! J'opterais plutôt pour la seconde option, car le moment où j'aperçois les lumières de Noël pour la première fois est toujours un grand moment d'émotion, que je me sens obligée de partager tout de suite avec mon bien-aimé (« Ça y eeeeest, ils ont mis les lumières de Noël ! »). Ce doit être ma nostalgie Disneyland, mais je trouve ça magique de marcher dans la rue avec toutes ces belles lumières, d'autant plus qu'elles sont très jolies dans ma ville !


2 ❄︎ Quel est le livre qu'on peut offrir à tout le monde, selon toi ?

Mon choix va peut-être sembler étrange, mais si j'avais à offrir un livre à n'importe qui, je choisirais La Mécanique du Cœur de Mathias Malzieu, pour lequel j'ai eu un coup de cœur foudroyant. Certes, c'est un bouquin bizarre à l'ambiance très particulière, mais c'est un roman très court qui ne découragera pas les petits lecteurs, qui plaira autant aux jeunes qu'aux adultes, et si la personne a un minimum de poésie en elle, elle sera sensible à la beauté de la plume de Malzieu. Et l'histoire débute le soir de Noël…

3 ❄︎ Quel est le livre que tu aimerais le plus recevoir à Noël ?

Alors là, sans hésiter, Harry Potter : Le Grand livre des créatures paru chez Huginn&Muninn et qui est si magnifique que je me roulerais par terre ! Je le veux, corps et âme. C'est vraiment la petite perle de Noël ! Cela dit, je vais me montrer gourmande car j'aimerais énormément recevoir le troisième tome des Carnets de Cerise, même si je doute de le trouver sous mon sapin car j'en ai peu parlé autour de moi. (Qu'importe, ce sera certainement mon cadeau à moi-même. Ouais, je suis comme ça. Mouhahaha.)

4 ❄︎ Quel est ton lieu préféré pour lire pendant l'hiver ?

Le même que pour l'automne et la majeure partie de l'année : mon canapé d'amour ! Beaucoup de lecteurs ont une relation particulière avec leur lit, mais moi, c'est le canapé que j'aime, que voulez-vous. J'ai la chance d'avoir un canapé d'angle assez gigantesque, et j'adore me vautrer dedans avec un coussin et un bon plaid. Et puis, le salon est la pièce la plus chaleureuse, et celle où trône notre petit sapin et toutes nos décorations, alors forcément, je le squatte tout le temps en hiver. Mon pauvre homme a bien du mal à approcher le canapé, héhéhé.


5 ❄︎ Quel est le livre que tu aimes/aimerais/pourrais relire avant Noël ?

Est-ce que c'est de la triche si je réponds Harry Potter à l'École des Sorciers ? Oui, je sais, je réponds tout le temps la même chose, mais à l'approche de décembre, j'ai toujours envie de me refaire la saga entière et le premier tome me rappellerait tant de merveilleux souvenirs… C'est ZE moment sentimental de l'année. Et toute mon enfance tourne autour de Harry Potter. Si vous ne le saviez pas.

6 ❄︎ Quel est ton film de Noël préféré ?

Aaargh, quelle question crève-cœur ! J'en ai tellement que c'est un crime de n'en choisir qu'un seul. Je dirais néanmoins Love Actually, car c'est le premier auquel je pense spontanément quand on me dit « Noël » et j'ai plein de souvenirs géniaux qui y sont liés avec ma sœur et ma cousine. Love Actually, chez nous, c'est une institution, on connaît toutes les répliques, et on danse sur les chansons à chaque réveillon. Mais j'en ai plein d'autres, que j'ai répertoriés dans mes 10 films préférés de Noël !


7 ❄︎ Quel est ton livre préféré de l'année écoulée ?

Oh, la question vicieuse ! Alors ça, c'est vraiment épineux. J'en ai adoré beaucoup, et des très différents, alors n'en choisir qu'un… Bizarrement, ça n'a pas été un coup de cœur sur le moment, mais ça l'a bien été sur la durée. Je vais choisir Les Oiseaux bleus de Catulle Mendès, pour quatre raisons : c'est un bouquin génialement moderne qui tord le cou aux contes de fée ; c'est la plus belle surprise livresque inattendue de mon année ; c'est un ouvrage peu connu et qui mérite de l'être ; et enfin, je suis absolument certaine de le redévorer à l'avenir.

8 ❄︎ Dans quel livre aimerais-tu passer Noël ?

Je crois que ce n'est pas du jeu, parce que vous savez très bien ce que je vais répondre… Mais je n'ai pas le choix, comprenez-moi. Harry Potter, bien sûr ! Je sais, c'est diablement original, mais Noël à Poudlard, c'est le rêve absolu. La grande salle, les sapins, le ciel étoilé, les cadeaux dans la salle commune, tout ça… Je crois que je crèverais de bonheur. Cela dit, il y a aussi un autre endroit où j'adorerais fêter Noël : le Terrier des Weasley, ce petit nid tout tarabiscoté et douillet à souhait où l'ambiance est chaleureuse comme un bon feu qui crépite.


9 ❄︎ Ta musique préférée pour cette période ?

Pfiou, encore une question bigrement difficile ! J'en ai des tas, je suis une dingo des chansons de Noël et j'en écoute en boucle à cette période. J'aime particulièrement les chansons interprétées par les grands crooners, notamment Dean Martin (aah, my favorite !), Bing Crosby, Frank Sinatra et compagnie. Mais si je devais en choisir une, je pense que ce serait Jingle Bells. Très original, I know, mais je ne peux PAS m'empêcher de sautiller et de danser de façon débile dès que je l'entends, elle me met de super bonne humeur. Mais j'adore aussi Let it Snow, Here Comes Santa Claus, Rudolph the Red-Nose Reindeer, Have Yourself a Little Merry Christmas, White Christmas… Et toutes les chansons de Love Actually. Oui, TOUTES.


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Et voilà ! J'espère que ce Book Tag de Noël vous aura plu et n'hésitez pas à le reprendre si le cœur vous en dit ! En attendant, passez de merveilleuses fêtes et soyez bien gâtés, je vous fais plein de poutoux !

lundi 22 décembre 2014

Noël 2014 ~ Mes 10 films préférés de Noël


Je ne sais pas vous, mais moi, à l'approche de Noël, j'ai une folle envie d'hiberner sous ma couette avec un bon thé et des cookies et de comater devant des films où il y a de la neige, des sapins de Noël et des gens qui s'embrassent. Eh oui, c'est le moment délicieusement régressif de l'année, où on revêt nos pyjamas les plus chauds, nos grosses chaussettes ridicules et nos plaids les plus moelleux. Alors quand les vacances arrivent, le marathon filmique commence ! Chaque année, je savoure l'hiver devant les mêmes films, voici donc mes 10 films préférés de Noël, à consommer sans modération !
Ah, et si vous souhaitez en savoir plus, un petit clic sur l'affiche de chacun de ces films vous emmènera directement sur les fiches correspondantes d'AlloCiné. C'est pas beau, ça ?

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Mes 10 films préférés de Noël

❅ Love Actually ❅


Love Actually, c'est LE film de Noël, celui que j'ai le plus vu, vu et revu. Honnêtement, j'ai dû le voir une centaine de fois aux côtés de ma sœur, et pourtant, c'est toujours un délice de le revoir et je me bidonne toujours autant. Les histoires d'amour sont touchantes, drôles, lumineuses ou tristes, les chansons sont parfaites... Bref, c'est le film de Noël parfait. Et j'ai toujours rêvé que quelqu'un vienne sonner à ma porte et me fasse une déclaration d'amour par pancartes comme Mark. Voilà. Comment ne pas avoir envie de fêter Christmas à Londres après ça ?

❅ Quand Harry rencontre Sally ❅


Un culte qui me fait craquer à chaque fois. Le film ne se déroule pas uniquement pendant la période de Noël puisqu'il balaye plusieurs années, mais plusieurs scènes se déroulent en hiver, et avec comme décor New-York, je peux vous dire que ça fait rêver. Cette histoire est tellement émouvante et drôle. C'est plein d'humour et d'espoir. Idéal pour New Year's Eve, également.

❅ The Holiday ❅


Question Noël, difficile de faire mieux que The Holiday ! J'ai beau ne pas supporter ni Cameron Diaz, ni Jack Black, ce film est un vrai biscuit de Noël et c'est un passage obligé dès que décembre pointe son nez. C'est totalement irréaliste et on n'y croit pas une seconde tant les ficelles de l'histoire sont grosses, mais c'est mignon et plein d'amour. C'est tout ce qu'on demande ! Ah, et je rêve d'avoir un jour un petit cottage anglais tout mignon comme celui de Kate Winslet.

❅ Ma meilleure ennemie ❅


Là non plus, ce n'est pas un film de Noël à proprement parler, mais la fête y a sa place lors de scènes particulièrement touchantes. Si vous ne connaissez pas ce film, sachez que je pleure à chaque fois toutes les larmes de mon corps et que c'est tout simplement poignant. C'est de loin le plus triste de la sélection, mais c'est aussi l'un des plus émouvants. La scène finale se passe justement à Noël, et je vous mets au défi de ne pas chialer.

❅ Charlie et la Chocolaterie ❅


Charlie et la Chocolaterie est une petite perle d'hiver, comme un bon chocolat chaud. Parce que c'est tiré de la plume de Roald Dahl, qu'il y a la neige et des sucreries à gogo. Que demander de plus ? À part un Golden Ticket, bien sûr.

❅ Harry Potter à l'École des sorciers ❅


Eh oui, vous avez cru que pour une fois, je ne vous parlerai pas de Harry Potter ? Héhéhé, c'est raté ! Certes, HP rythme toute mon année, mais la série possède une saveur particulière en hiver, et j'adore regarder le premier film pour son côté très enfantin et un peu naïf, avec ses merveilleuses décors de Poudlard sous la neige et de la grande salle avec son sapin gigantesque. Noël à Poudlard, c'est un peu le paradis, avouons-le.

❅ L'Étrange Noël de Mr Jack ❅


Celui-ci, c'est toute une histoire. C'est peut-être l'un des premiers films que j'aie vus, alors que j'étais haute comme trois pommes, et c'est donc un film pour lequel j'ai des sentiments très forts et autour duquel j'ai fortement construit mon imaginaire étant petite. J'adore la découverte de Christmas Town, les préparatifs de la fête, cette ambiance bizarre et effrayante. Et les chansons de Danny Elfman sont tout simplement merveilleuses.

❅ Anastasia ❅


Avant de me répandre en amour à l'égard des Disney, j'octroie une place particulière à Anastasia, l'un des dessins animés non-disneyiens que je préfère et certainement le plus parfait lorsque décembre déboule. Avec ses paysages russes enneigés, Anastasia envoie du rêve. OK, Dimitri n'y est peut-être pas pour rien. Si les princes Disney me laissent totalement de marbre, je suis littéralement sous le charme de Dimitri. Parce qu'il est beau, sensuel et désinvolte.

❅ La Belle et la Bête ❅


Bien sûr, quand Noël approche, se lover sous la couette pour régresser gentiment devant des Disney devient indispensable ! Est-ce que c'est de la triche de mettre mon Disney préféré dans cette liste ? Je le regarde à tous les moments de l'année, mais je dois avouer que La Belle et la Bête se savoure tout spécialement en hiver. C'est tellement magique. ♥

❅ La Belle et le Clochard ❅


S'il y a un moment pour regarder La Belle et le Clochard, que j'apprécie sans que ce soit mon Disney préféré, c'est bien sous la neige ! Après tout, le film s'ouvre et s'achève sur cette période unique, alors pourquoi s'en priver ?

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Et vous, quels sont vos films préférés de Noël ? ☺︎ 

samedi 20 décembre 2014

Noël 2014 ~ 3 albums à mettre sous le sapin des petits

Noël approche à grands pas, et dans quelques jours, il sera là ! Pour cette joyeuse occasion, j'aimerais offrir quelques idées cadeaux destinées aux petits enfants. En vadrouillant à travers la jungle du Salon de Montreuil il y a peu, j'ai en effet découvert des tas d'albums tous plus beaux les uns que les autres, et j'ai craqué pour trois titres. Voici donc trois albums aux histoires et styles très différents, qui sauront ravir les petits au matin de Noël.

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Le premier album s'intitule L'Ours qui aimait les histoires. Écrit par Dennis Haseley et illustré par Jim LaMarche, ce très bel album publié aux éditions Casterman est certainement le plus classique des trois, mais c'est aussi le plus mignon et le plus attendrissant. Au fil d'illustrations qui reflètent les tons orangés et ambrés de l'automne, la plume de l'auteur narre l'histoire d'un ours qui, explorant les alentours de sa caverne, découvre une lettre froissée dans les fourrés. Intrigué par cette chose si étrange et mystérieuse, l'ours s'aventure un peu plus dans le bois, et tombe sur une maisonnée au sein d'une paisible clairière. Là, une jeune femme lit un livre, et chaque jour, l'ours vient l'observer, caché derrière son arbre, jusqu'à ce que la femme l'invite à s'approcher et lui lise à haute voix les livres qui intriguent tant l'animal.


Cette histoire, simple et belle, se révèle très touchante de par l'amitié qui se noue entre cette femme généreuse et ce gros ours curieux. Mais ce sont les illustrations qui nous ravissent, avec ces tons orangés d'automne, cette lumière dorée, ce trait imprécis mais très doux, et la bouille adorable de cet ours au poil roux. Doux et chaud comme un cocon, on se plonge dans cette jolie histoire comme dans un lit douillet. Bel hommage à la lecture et aux merveilleux sentiments qu'elle procure, cet album ne manquera pas d'insuffler le goût des histoires aux petits qui s'attacheront à cet ours dévoreur de livres.

L'Ours qui aimait les histoires, Dennis Haseley & Jim LaMarche.
Casterman, 2013, 28 pages.

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Le second album est un véritable enchantement, et porte le titre de La Princesse qui n'avait pas de fortune. Sous la plume d'Ursula Jones et le trait féérique de Sarah Gibb, ce splendide album à la couverture parsemée de reflets métalliques nous entraîne dans un château où vit une princesse avec son père et son chat, Maestro. Il était une fois et tout le tralala, sauf que le toit du château fuit, la robe de bal de la princesse est rongée par les mites et son royal porte-monnaie est vide.


Vous l'aurez compris, Ursula Jones tord joyeusement le cou aux histoires de princesses naïves et de princes charmants en nous présentant un conte à contre-emploi, plein de verve et saupoudré d'une bonne dose d'humour. Car la princesse ne compte pas épouser un prince qui ne se prend pas pour une queue de cerise, non merci ! Délicieusement moderne, cette histoire réjouira les petites princesses qui ne veulent pas devenir cuisinière mais également les princes en herbe qui ne souhaitent pas devenir jardinier. Mêlant quiproquos, malentendus et joutes verbales, La Princesse qui n'avait pas de fortune est un joyau de féérie servi par des illustrations de toute beauté, qui entrelacent de fantastiques décors en ombres chinoises avec des scènes au trait naïf, avec une incroyable profusion de détails et une explosion de couleurs. Une vraie petite merveille qui ravira le cœur des petits romantiques.

La Princesse qui n'avait pas de fortune, Ursula Jones & Sarah Gibb.
Gautier-Languereau, 2014, 28 pages.

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Le dernier ouvrage, le plus imposant et majestueux de par sa grande taille, possède une beauté bien plus sombre et des allures de chauve-souris, car il s'agit d'une adaptation du célèbre Dracula de Bram Stoker sous la plume de Dominique Marion et le coup de crayon de Jérémie Fleury. Très fidèle à l'histoire originale, l'album retrace les grands moments du fameux roman, et nous présente les aventures de Mina et Jonathan Harker en proie aux diableries du comte des Carpates.


Si un texte forcément si court peut sembler diablement elliptique et peu aisé à suivre si l'on ne connaît pas le chef-d'œuvre de Stoker, les illustrations à couper le souffle de Jérémie Fleury font de cet album une fabuleuse petite perle. Avec des personnages tout en jolies rondeurs et des décors particulièrement léchés, ces fantastiques illustrations nous plongent dans une atmosphère entre tension et émerveillement, et reflètent parfaitement l'ambiance du roman original. Dracula représente ainsi une très belle introduction au mythe du vampire pour les petits qui n'ont pas facilement la frousse.

Dracula, Dominique Marion & Jérémie Fleury.
Auzou, 2012, 40 pages.

mardi 16 décembre 2014

Les Carnets de Cerise, Joris Chamblain & Aurélie Neyret plongent dans Le Livre d'Hector


C'est les vacances ! Pour Cerise l'enquêtrice, c'est le moment rêvé pour s'adonner à son activité préférée : observer les gens et imaginer tout plein d'histoires à leur sujet. Alors, quand elle découvre une vieille dame toute triste qui sort de chez elle tous les mardis à 15 h avec le même livre sous le bras, la curiosité de la fillette est piquée au vif. Pour découvrir l'énigmatique secret de cette nouvelle « Madame Mystère », Cerise est prête à tout, peut-être même au détriment des amitiés qui lui sont si chères…


Cerise, c'est ma chouchoute, ma petite bande dessinée réconfort, celle que j'aime savourer tranquillement sous un plaid douillet, en dégustant un gâteau de mon enfance et un thé bien brûlant. J'avais eu un énorme coup de cœur pour sa première aventure, Le Zoo pétrifié, qui m'avait à la fois surprise et émerveillée par son originalité et sa magie. Je me suis donc jetée jalousement sur le deuxième volume, Le Livre d'Hector, à la couverture si ensorcelante, surexcitée à l'idée de retrouver ma petite rouquine et de découvrir une nouvelle aventure pleine de mystères. Si l'aventure en question est plus longue à prendre son envol que celle du premier tome, on retrouve les pages si mignonnes du nouveau carnet de Cerise, avec son écriture d'enfant, ses petits dessins dans la marge et les photos qu'elle scotche maladroitement. Instantanément, la magie opère, et j'ai replongé dans l'univers de l'enquêtrice en herbe avec délice.


Toutefois, cette nouvelle aventure ne promet pas seulement des moments joyeux, car Cerise se heurte vite au tempérament de feu d'Erica et à la déception de ses proches, vexés d'être délaissés au profit de ce nouveau mystère. La gaieté du quotidien de Cerise s'évapore ainsi bien vite, et c'est peut-être ce côté tristounet qui m'a moins emballée, car s'il est loin d'être inintéressant, Cerise découvrant qu'elle peut faire de mauvais choix et se mettre à dos les gens qu'elle aime, il est venu alourdir mon petit cœur qui souhaitait avant tout retrouver l'émerveillement du premier tome, si lumineux. Dans Le Livre d'Hector, l'histoire qui se tisse autour de la nouvelle Madame Mystère est teintée de tristesse et des fantômes du passé, mais n'en est pas moins passionnante. On découvre les habitudes étranges et le contenu de ce livre énigmatique avec la même émotion qu'à l'égard du zoo de Michel, et la révélation finale, extrêmement touchante, vient finalement apporter cette touche de magie si caractéristique du premier tome et que je brûlais de retrouver. Le monde de Cerise est donc toujours empli de douceur et mignon à croquer, comme une jolie pomme d'amour.


De leur côté, les illustrations d'Aurélie Neyret sont toujours aussi merveilleuses et n'ont rien perdu de leur si belle douceur. On y retrouve les tons chauds de l'été, qui entremêlent le rouge, l'orange et le rose dans un joli camaïeu. Sa Cerise est toujours aussi vivante et expressive, lovée dans son petit univers chaleureux comme un cocon. Comme j'aurais aimé avoir une chambre aussi adorable que la sienne ! Aurélie Neyret s'est par ailleurs amusée à disséminer des petits clins d'œil au premier tome sur quelques planches, de petites attentions qui aiguisent notre curiosité et nous poussent à scruter minutieusement chaque détail à la recherche de trésors inattendus !

Ainsi, même si je n'ai pas retrouvé la même magie du Zoo pétrifié, j'ai pris un énorme plaisir à accompagner Cerise dans cette deuxième aventure pleine de tendresse et d'émotion, qui m'a encore une fois beaucoup attendrie. Cette petite rouquine a décidément une place spéciale dans mon cœur, et après avoir refermé Le Livre d'Hector, elle me manque déjà, comme une vieille amie d'enfance. Je trépigne donc littéralement d'impatience à l'idée de retrouver son fabuleux petit univers dans un nouveau trésor…

Le Livre d'Hector (Les Carnets de Cerise, T. 2), Joris Chamblain et Aurélie Neyret.
Soleil Productions, collection Métamorphose, 2013, 80 pages.

samedi 13 décembre 2014

Noël 2014 ~ Les 10 livres que j'aimerais trouver sous mon sapin


Cher Papa Noël,

J'ai été très sage cette année, j'ai bien travaillé et j'ai été gentille avec les hurluberlus autour de moi. J'ai juste abusé un poil du chocolat, mais je sais que c'est aussi ton point faible, alors tu me comprendras. ☺︎ Tu trouveras donc ci-joint ma liste des rêves, qui te donnera tout plein d'idées de cadeaux à mettre sous mon sapin décoré avec soin.

Merci d'avance et gros poutoux,

Flora.

PS : Fais attention, notre cheminée est condamnée, tu risquerais d'être coincé toute la nuit. Passe plutôt par la fenêtre.

❄︎

Harry Potter : Le Grand Livre des Créatures
aux éditions Huginn & Muninn


Celui-ci, c'est LE livre que je brûle d'avoir à Noël, il est donc en première position sur la liste que j'ai envoyée à ma petite maman d'amour. Malheur si je ne le découvre pas sous mon sapin ! (Car c'est déjà un exploit d'avoir résisté jusqu'ici, la souffrance est terrible.)

Les Carnets de Cerise : Le dernier des cinq trésors (T. 3), 
de Joris Chamblain & Aurélie Neyret, aux éditions Soleil


Ma dernière série chouchoute, c'est Cerise ! Je vais dévorer le deuxième tome sous peu, il me faudra au plus vite ce troisième tome aux couleurs de l'hiver ! Je suis déjà amoureuse de cette magnifique couverture, et si je ne le découvre pas pendant la saison blanche, alors quand ?

La Véritable Histoire de Noël, 
de Marko Leino, aux éditions Michel Lafon


Un bon petit roman de saison qui se déroule en Laponie, avec neige et Noël à gogo ! Le roman parfait pour les vacances d'hiver.

Eleanor & Park
de Rainbow Rowell, aux éditions PKJ


Un roman que j'ai très, très, TRÈS envie de lire depuis la rentrée. Il me le faut. Je n'en peux plus d'attendre.

La Belle et la Bête
d'Ursula Jones & Sarah Gibb, aux éditions Gautier-Languereau


Je n'ai qu'une chose à dire : quelle beauté !

La Belle et la Bête
de Madame de Villeneuve et Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, aux éditions du Chêne


Et pour aller avec l'album, quoi de mieux que ce magnifique ouvrage qui rassemble les deux versions les plus connues de mon conte favori avec de belles illustrations ?

Les Contes macabres
d'Edgar A. Poe & Benjamin Lacombe, aux éditions Soleil


Poe + Lacombe = le combo parfait. Ce livre est une bombe, point à la ligne.

Animale
de Victor Dixen, aux éditions Gallimard


Un roman qui traîne depuis belle lurette dans ma liste des rêves, c'est donc l'occasion d'assouvir mon amour envers les réécritures de contes !

Wika et la fureur d'Obéron (T. 1), 
de Thomas Day et Olivier Ledroit, aux éditions Glénat


Un petit bijou illustré découvert grâce à Margaud et qui s'annonce aussi sensationnel que prometteur.

Harry Potter
de J. K. Rowling, l'édition de luxe Gallimard


Et pour finir, je rêve de posséder l'intégrale HP dans cette magnifique édition reliée Gallimard. Comment ça, c'est de la triche ? Bon, d'accord, ça fait sept tomes. Mais il serait totalement absurde de n'en avoir qu'un seul de la collection, non ? C'est une question de bon sens, après tout.

❄︎

Et vous, quelle est votre liste idéale de Noël ? Quels livres souhaitez-vous trouver sous votre sapin ?

dimanche 7 décembre 2014

Les Carnets de Cerise, Joris Chamblain & Aurélie Neyret dévoilent Le Zoo pétrifié


Le truc de Cerise, c'est les histoires. Du haut de ses dix ans et demi, elle rêve de devenir romancière et noircit les pages d'un carnet que sa mère lui a offert dans le but d'aiguiser sa plume. Au fil de ses escapades en compagnie de ses copines Line et Erica, elle surprend un homme étrange et énigmatique sortant de la forêt, couvert de peinture des pieds à la tête. Il n'en faut pas plus pour enflammer l'imagination de la petite enquêtrice en herbe et le trio va dès lors tenter de percer à jour le secret du surnommé « Monsieur Mystère »…


Cela faisait belle lurette que la petite Cerise m'intriguait, avec sa couverture belle comme un cœur et cette atmosphère si singulière. Ainsi, lorsque j'ai appris que l'auteur et l'illustratrice étaient tous deux présents au Salon du livre jeunesse de Montreuil, l'occasion était trop belle pour ne pas la saisir au passage et j'ai enfin plongé mon petit nez dans l'univers fabuleux des Carnets de Cerise. Après avoir englouti ce premier tome d'une traite, j'en ressors… émerveillée comme une gosse !

Ouvrir les Carnets de Cerise, c'est plonger dans un autre monde, douillet et chaleureux comme un cocon, celui d'une petite fille qui rêve de devenir écrivain et qui trace de ses doigts encore maladroits les folles histoires qu'elle imagine. Dès la première planche, j'ai été charmée par l'aspect graphique si authentique du carnet de notre héroïne, de pouvoir observer sa plume d'enfant, ses collages, ses photos, ses petits dessins dans les marges et les autres mille détails imaginés par la si talentueuse Aurélie Neyret et que j'ai patiemment scrutés afin de n'en rater aucune miette. L'étonnante personnalité de Cerise s'étale sous nos yeux, avec la vivacité et la malice qui la caractérisent, avant que les pages de son carnet ne laissent place à la bande dessinée qui retrace ses aventures.


D'emblée, j'ai été séduite par ce mélange original, qui donne à ce petit bijou une saveur incroyablement authentique, et mon cœur s'est ensuite davantage emballé devant la beauté des illustrations d'Aurélie Neyret, dont les merveilleux tons d'automne marient le pourpre, le brun et l'ambre, rehaussés d'une luminosité extrêmement chaleureuse. Dans le monde de Cerise, on se sent bien, comme chez soi. C'est sans compter sur la petite bouille à croquer de Cerise et de ses amies Line et Erica, aux visages ronds et délicieusement expressifs, qui ont réussi à capturer mon affection sans le moindre effort.

Toutefois, l'âme de ce premier carnet ne réside pas seulement dans la beauté douce et chaude des illustrations, mais se niche également dans l'histoire échappée de la plume de Joris Chamblain et qui épouse si bien le style d'Aurélie Neyret. Guidée par l'auteur, Cerise nous entraîne ainsi au cœur de la forêt de son village de campagne, où les trois copines ont bâti une merveilleuse petite cabane dans un arbre — le rêve de tous les enfants ! — et d'où elles espionnent un étrange monsieur quittant la forêt recouvert de peinture. Poussée par la curiosité et le goût de l'aventure, notre petite Sherlock Cerise va mener l'enquête et découvrir une histoire étonnante qui, je l'avoue, m'a très agréablement surprise. Je pensais en avoir deviné très vite le ressort, mais force est de constater que j'ai bien été flouée ! Je préfère donc ne pas trop en dire, car il est délicieux de se laisser surprendre par la beauté et l'émotion qui se dégagent de ce « Monsieur Mystère », qui a touché ma sensibilité. Finalement, j'ai trouvé ce Zoo pétrifié surprenant, poétique et si bien trouvé que je ne peux m'empêcher d'éprouver une pointe de déception en pensant qu'il ne s'agit que d'un monde imaginaire…


Cerise et moi, ç'a donc été un fabuleux coup de foudre. C'est une bande dessinée intelligente, émouvante, drôle, ludique, originale et mignonne comme tout. L'ouvrage est de toute beauté, les pages du carnet de notre héroïne s'alternant avec la bande dessinée afin de créer un ensemble disparate mais très dynamique, et le lecteur a même la possibilité de sortir ses crayons de couleurs et de tracer ses propres dessins à la fin. Car comment ne pas avoir envie de noircir ses propres carnets après une première aventure aussi alléchante ? Avec Le Zoo pétrifié, Aurélie Neyret et Joris Chamblain signent ainsi une petite merveille emplie de douceur, d'humour et d'émotion, qui se dévore comme un délicieux bonbon à la saveur de notre enfance.

Le Zoo pétrifié (Les Carnets de Cerise, T. 1), Joris Chamblain et Aurélie Neyret.
Soleil Productions, collection Métamorphose, 2012, 80 pages.


jeudi 4 décembre 2014

Caprices de lectrice #9 : les salons du livre, spécial Montreuil

Coucou les p'tits loups !

Si vous avez suivi mes récentes pérégrinations, vous avez certainement remarqué mes nombreuses déclarations d'amour à l'égard du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, dont la 30e édition s'est achevée il y a quelques jours.
Comme beaucoup de lecteurs, j'ai une grande affection pour les salons du livre, les rencontres que l'on peut y faire, l'ambiance et les découvertes livresques qui révolutionnent notre vie. Les salons sont toujours de grands moments dans une petite vie de lectrice. Mais il faut l'avouer, les salons, c'est aussi parfois... LA MORT. Rien de moins. Et Montreuil, avec sa chaleur digne du Vésuve et sa horde d'enfants déchaînés, est certes merveilleux mais représente aussi un défi en soi, dont on ne ressort pas toujours pleinement vivant (la preuve, la maladie a eu raison de moi). Pour cette neuvième édition des Caprices de lectrice, je vous propose donc d'explorer le côté obscur du salon. Car il faut profiter des livres tant que vous êtes en vie, les enfants n'ont aucune pitié.

Quand tu poses le premier pied au Salon du livre jeunesse de Montreuil, le paradis s'ouvre devant toi.

Douce naïveté, tu crois encore que tu vas t'en sortir. Mais tu te trompes, tu t'apprêtes à vivre la bataille la plus sanglante du siècle. Prépare tes armes et sois prêt à en découdre.
Quand les premiers enfants déboulent au salon, et qu'ils sont (très) légèrement excités.

La bataille commence. Bientôt, ils seront partout, dans toutes les allées, ils te poursuivront, te pousseront, te marcheront sur les pieds, buteront dans tes sacs. Tu ne pourras plus leur échapper. Le paradis cèdera la place à l'enfer.
Quand tu commences à craquer pour un livre et que, bizarrement, les achats ne s'arrêtent plus. Sorcellerie !

« Oh ! Mais cet album est ma-gni-fi-que, il me le faut ! » « Non, mais ce bouquin me fait de l'œil depuis tellement longtemps... Allez, c'est l'occasion ou jamais ! » « Tu crois qu'il me plairait, celui-là ? Bon allez, je le prends ! »
Montreuil, le lieu de la tentation ultime. Il nous aura tous. Et tu n'as pas le sac extensible de Mimie Mathy, tu vas SOUFFRIR. TOUTE LA JOURNÉE.
Quand l'après-midi arrive et que les enfants sont PARTOUT.

C'est la fin.
Et quand ils commencent à courir, sauter, tirer, pousser, pincer, brailler.

Bon courage.
Quand tu as l'impression que les enfants t'en veulent personnellement et qu'ils fomentent un complot international pour te faire craquer.

Tu vas voir de quel bois je me chauffe, petit.
Tous les coups sont permis. Littéralement.
Quand viennent les groupes scolaires : une horde d'enfants sans pitié ni cœur qui défonce tout sur son passage.
Deux solutions : 1) le déni, la débandade et la désertion.

Tu peux encore fuir.
2) Prendre les armes et combattre l'armée de gnomes.

Tous ne sortiront pas vivants.
Quand la température ambiante frôle celle du Vésuve et que tu entres en liquéfaction.

Impossible d'y remédier, tu as beau te mettre tout nu, ton corps entier est en feu.
Quand tu as une pensée pour les pauvres âmes damnées qui bossent sur les stands d'éditeur.

Ils ont trois fois plus chaud que toi, ils sont debout depuis 8 heures du mat', et ils sont les premières cibles des enfants. Pauvres d'eux.
Quand tu rentres du salon et que tu as l'impression que ton corps est en train de trépasser joyeusement.

Pieds, jambes, dos, bras, mains. Rien n'est épargné, tu es une courbature ambulante. Tu ne sais pas si tu t'en remettras un jour.
Quand vient enfin le moment béni où tu sombres dans le coma après cette journée merveilleuse et éprouvante.

Ton lit n'a jamais été aussi moelleux et accueillant. C'est parti pour une nuit de 12 heures de récupération intensive.


Et vous, comment vivez-vous Montreuil ? ☺︎